Au carrefour des mondes latin et germanique, la Belgique est, dès sa naissance, un terrain à la fois de rencontre et d’affrontement entre langues et cultures différentes. Né dans la banlieue liégeoise, petit-fils d’immigrés italiens, une vie partagée entre la Belgique, l’Afrique, l’Angleterre et la France, l’écrivain Jean-Pierre Orban incarne parfaitement un tel déchirement identitaire. Son premier roman – Vera (2014) – raconte l’histoire d’une jeune fille d’origine italienne vivant à Clerkenwell, Londres, et adhérant à l’idéologie fasciste dans l’espoir trompeur que cela lui forgera une identité. Le français de la narration se mêle à l’italien et au dialecte romagnol que Vera parle en famille ainsi qu’à l’anglais de son pays de naissance. Cet article analyse la traduction italienne du roman d’Orban (Gremese, 2016). Après avoir dégagé les rapports qui s’instaurent, dans le texte de l’écrivain belge, entre les langues convoquées dans l’écriture, nous examinerons les choix traductifs effectués par Micol Bertolazzi en matière de plurilinguisme, dans le but de comprendre comment la problématique identitaire, centrale dans le livre, se reflète dans la version italienne et dans quelle mesure la traduction s’écarte de l’original.
« Mais vraie, pouvais-je encore l'être ? » Plurilinguisme et enjeux identitaires dans la traduction italienne de Vera de Jean-Pierre Orban / De Bonis B. - In: RILUNE. - ISSN 1827-7047. - ELETTRONICO. - 16:(2022), pp. 139-153. [10.17457/RIL/16_2022.DEB]
« Mais vraie, pouvais-je encore l'être ? » Plurilinguisme et enjeux identitaires dans la traduction italienne de Vera de Jean-Pierre Orban
De Bonis B
2022
Abstract
Au carrefour des mondes latin et germanique, la Belgique est, dès sa naissance, un terrain à la fois de rencontre et d’affrontement entre langues et cultures différentes. Né dans la banlieue liégeoise, petit-fils d’immigrés italiens, une vie partagée entre la Belgique, l’Afrique, l’Angleterre et la France, l’écrivain Jean-Pierre Orban incarne parfaitement un tel déchirement identitaire. Son premier roman – Vera (2014) – raconte l’histoire d’une jeune fille d’origine italienne vivant à Clerkenwell, Londres, et adhérant à l’idéologie fasciste dans l’espoir trompeur que cela lui forgera une identité. Le français de la narration se mêle à l’italien et au dialecte romagnol que Vera parle en famille ainsi qu’à l’anglais de son pays de naissance. Cet article analyse la traduction italienne du roman d’Orban (Gremese, 2016). Après avoir dégagé les rapports qui s’instaurent, dans le texte de l’écrivain belge, entre les langues convoquées dans l’écriture, nous examinerons les choix traductifs effectués par Micol Bertolazzi en matière de plurilinguisme, dans le but de comprendre comment la problématique identitaire, centrale dans le livre, se reflète dans la version italienne et dans quelle mesure la traduction s’écarte de l’original.| File | Dimensione | Formato | |
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