Les infections des plaies chirurgicales (IPC) représentent l'un des principaux problèmes de la médecine moderne, avec des complications en termes de morbidité, mortalité et coûts économiques pour le service de santé. Les IPC sont à la deuxième place en Europe (19,6%) des infections liées à l'hospitalisation. En Italie les IPC ont une incidence 2.6% (Marchi, 2014). Elles peuvent déterminer des complications, parfois graves pouvant mettre en danger la vie du patient (Awad, 2012). Pour plusieurs raisons, le problème concerne aussi la chirurgie orthopédique. L’Italie est parmi les premiers pays en Europe pour les implantations des prothèse de la hanche, qui représentent près 80% de toutes les prothèses articulaires, avec cent mille opérations par an, environ et une dépense pour le Service de Santé National d’un milliard trois cents millions d’euros en ce qui concerne les opérations et le hospitalisations et de cinq cent millions d’euros pour la réhabilitation. Bien que de remarquables progrès aient été faits en matière de prévention, comme l’amélioration du système de ventilation à contamination maîtrisée (HVAC) dans la salle d’opération (SO), les méthodes de stérilisation, les techniques chirurgicales et la disponibilité des anti-microbiens pour la prophylaxie, notamment dans les interventions dites propres, les IPC restent une cause de morbidité et d’hospitalisation prolongée. Leur incidence peut être contenue à travers des stratégies de prévention parmi le quelles un système adéquat HVAC, à flux d’air unidirectionnel ou turbulent, (WHO 2009, Société Française d’hygiène hospitalière, 2004, UNI ISO 11425:2011) et des comportements corrects des opérateurs dont l’évaluation de l’efficacité peut être renforcée non seulement par une surveillance ponctuelle épidémiologique, mais aussi par la surveillance périodique de la qualité de l’air en SO. Si on ne mesure pas, on ne connaît pas et si on ne connaît pas on ne peut pas maitriser. Cependant, il n'y a pas consensus unanime sur l'air comme un facteur de risque. En outre, est encore débattue (Brandt 2008, Aussadian 2009, Diab 2011, Gastmeier 2012) l’utilisation de HVAC à flux unidirectionnel plutôt que turbulent, même pour la chirurgie prothésique, en tenant compte également du coût élevé de mise en œuvre. La norme EN ISO 14698 indique les méthodes d’échantillonnage à utiliser, mais elle n’établit pas le protocole opérationnel ni indique des limites standard de contamination. Pour s'assurer que les normes de sécurité des installations sanitaires soient adéquates dans une perspective d'amélioration continue, afin de réduire et, si possible, d’éviter le risque d'infection ou de contamination pour les patients et le personnel, ont été identifiés à différents niveaux, des indicateurs qui se réfèrent aux normes internationales (ISO 14644-1) ou nationales NF S 90-351 pour la France ou Lignes directrices ISPESL 2009 pour l’Italie etc. A ce propos les classes types de propreté de l’air sont spécifies dans la norme ISO 14644-1 qui détermine les concentrations maximales admissibles en particules selon différentes tailles. En général, pour les salles opératoires, les indications se réfèrent aux particules de dimension ≥0.5 µm mises en classe ISO 5 pour les salles à flux unidirectionnel et en Classe ISO 7 pour les salles à flux turbulent. Toutefois, étant donné qu'il n’existe pas une relation claire entre le nombre de particules et la contamination microbienne (Landrin 2005, Cristina 2012), l'augmentation des niveaux de contaminations particulaires proposés par l'ISO n’est pas lié nécessairement à des concentrations croissantes de contamination microbienne. En dépit de toutes ces considérations, pour la chirurgie aseptique, en particulier en arthroplastie on estime que la qualité de l'air dans la SO peut jouer un rôle important. Donc, on doit vérifier que la qualité de l'air dans la SO soit compatible avec le système de ventilation installé et qu’une mauvaise gestion du système HVAC et des comportements ne viennent pas compromettre les ressources déployées. L’étude des performances d’un système HVAC en liaison avec la quantification des sources de contamination, pendant les conditions d’utilisation, représente un défi difficile. On peut l’affronter, avec des approches innovantes d’analyse de fluide-dynamique (CFD) associées aux résultats d’échantillonnage microbiologique et des particules. En tout cas jusqu’à aujourd’hui on n’a pas associé au modèle théorique des sources d’émission de particules considérées selon les différents tailles. La plupart des études se réfèrent aux conditions théoriques idéales d’utilisation des ambiances et elles ne prennent pas en compte, avec des mesures expérimentales et des simulations CFD, les perturbations induites par les conditions opérationnelles dans le bloc opératoire. Peu d’analyses ont été effectuées relatives au mouvement des objets ou des personnes (Dong et al., 2009 Santa Cruz et al. 2007). Dans une étude Brohus et al., 2006, ont utilisé, au point de vue expérimental, des gaz traçants avec des simulations numériques pour évaluer les augmentations potentielles du risque de contamination dues aux mouvements du personnel. Notre étude visait à évaluer l'impact du comportement du personnel sur la qualité de l'air dans une salle à flux d’air mixte avec une approche globale, comprenant la surveillance biologique et des particules inertes, l'évaluation des conditions de température (T), humidité (HR) et de la diffusion de particules par CFD.
UNE APPROCHE GLOBALE DE L'ETUDE DE LA QUALITÉ DE L'AIR DANS UNE SALLE D’OPERATION A FLUX MIXTE AU COURS D’UNE INTERVENTION D’ARTHROPLASTIE DE LA HANCHE / Albertini R.; Balocco C.; Petrone G.; Cammarata G.; Pasquarella C.; Vitali P.. - STAMPA. - 2:(2015), pp. 1-9. ( Int. Congress of International Confederation of Contamination Control, ASPEC Contamin-Expert, Session de communications- Etablissements de Sante Parigi 31 marzo, 1-2 Aprile 2015).
UNE APPROCHE GLOBALE DE L'ETUDE DE LA QUALITÉ DE L'AIR DANS UNE SALLE D’OPERATION A FLUX MIXTE AU COURS D’UNE INTERVENTION D’ARTHROPLASTIE DE LA HANCHE
BALOCCO, CARLA;
2015
Abstract
Les infections des plaies chirurgicales (IPC) représentent l'un des principaux problèmes de la médecine moderne, avec des complications en termes de morbidité, mortalité et coûts économiques pour le service de santé. Les IPC sont à la deuxième place en Europe (19,6%) des infections liées à l'hospitalisation. En Italie les IPC ont une incidence 2.6% (Marchi, 2014). Elles peuvent déterminer des complications, parfois graves pouvant mettre en danger la vie du patient (Awad, 2012). Pour plusieurs raisons, le problème concerne aussi la chirurgie orthopédique. L’Italie est parmi les premiers pays en Europe pour les implantations des prothèse de la hanche, qui représentent près 80% de toutes les prothèses articulaires, avec cent mille opérations par an, environ et une dépense pour le Service de Santé National d’un milliard trois cents millions d’euros en ce qui concerne les opérations et le hospitalisations et de cinq cent millions d’euros pour la réhabilitation. Bien que de remarquables progrès aient été faits en matière de prévention, comme l’amélioration du système de ventilation à contamination maîtrisée (HVAC) dans la salle d’opération (SO), les méthodes de stérilisation, les techniques chirurgicales et la disponibilité des anti-microbiens pour la prophylaxie, notamment dans les interventions dites propres, les IPC restent une cause de morbidité et d’hospitalisation prolongée. Leur incidence peut être contenue à travers des stratégies de prévention parmi le quelles un système adéquat HVAC, à flux d’air unidirectionnel ou turbulent, (WHO 2009, Société Française d’hygiène hospitalière, 2004, UNI ISO 11425:2011) et des comportements corrects des opérateurs dont l’évaluation de l’efficacité peut être renforcée non seulement par une surveillance ponctuelle épidémiologique, mais aussi par la surveillance périodique de la qualité de l’air en SO. Si on ne mesure pas, on ne connaît pas et si on ne connaît pas on ne peut pas maitriser. Cependant, il n'y a pas consensus unanime sur l'air comme un facteur de risque. En outre, est encore débattue (Brandt 2008, Aussadian 2009, Diab 2011, Gastmeier 2012) l’utilisation de HVAC à flux unidirectionnel plutôt que turbulent, même pour la chirurgie prothésique, en tenant compte également du coût élevé de mise en œuvre. La norme EN ISO 14698 indique les méthodes d’échantillonnage à utiliser, mais elle n’établit pas le protocole opérationnel ni indique des limites standard de contamination. Pour s'assurer que les normes de sécurité des installations sanitaires soient adéquates dans une perspective d'amélioration continue, afin de réduire et, si possible, d’éviter le risque d'infection ou de contamination pour les patients et le personnel, ont été identifiés à différents niveaux, des indicateurs qui se réfèrent aux normes internationales (ISO 14644-1) ou nationales NF S 90-351 pour la France ou Lignes directrices ISPESL 2009 pour l’Italie etc. A ce propos les classes types de propreté de l’air sont spécifies dans la norme ISO 14644-1 qui détermine les concentrations maximales admissibles en particules selon différentes tailles. En général, pour les salles opératoires, les indications se réfèrent aux particules de dimension ≥0.5 µm mises en classe ISO 5 pour les salles à flux unidirectionnel et en Classe ISO 7 pour les salles à flux turbulent. Toutefois, étant donné qu'il n’existe pas une relation claire entre le nombre de particules et la contamination microbienne (Landrin 2005, Cristina 2012), l'augmentation des niveaux de contaminations particulaires proposés par l'ISO n’est pas lié nécessairement à des concentrations croissantes de contamination microbienne. En dépit de toutes ces considérations, pour la chirurgie aseptique, en particulier en arthroplastie on estime que la qualité de l'air dans la SO peut jouer un rôle important. Donc, on doit vérifier que la qualité de l'air dans la SO soit compatible avec le système de ventilation installé et qu’une mauvaise gestion du système HVAC et des comportements ne viennent pas compromettre les ressources déployées. L’étude des performances d’un système HVAC en liaison avec la quantification des sources de contamination, pendant les conditions d’utilisation, représente un défi difficile. On peut l’affronter, avec des approches innovantes d’analyse de fluide-dynamique (CFD) associées aux résultats d’échantillonnage microbiologique et des particules. En tout cas jusqu’à aujourd’hui on n’a pas associé au modèle théorique des sources d’émission de particules considérées selon les différents tailles. La plupart des études se réfèrent aux conditions théoriques idéales d’utilisation des ambiances et elles ne prennent pas en compte, avec des mesures expérimentales et des simulations CFD, les perturbations induites par les conditions opérationnelles dans le bloc opératoire. Peu d’analyses ont été effectuées relatives au mouvement des objets ou des personnes (Dong et al., 2009 Santa Cruz et al. 2007). Dans une étude Brohus et al., 2006, ont utilisé, au point de vue expérimental, des gaz traçants avec des simulations numériques pour évaluer les augmentations potentielles du risque de contamination dues aux mouvements du personnel. Notre étude visait à évaluer l'impact du comportement du personnel sur la qualité de l'air dans une salle à flux d’air mixte avec une approche globale, comprenant la surveillance biologique et des particules inertes, l'évaluation des conditions de température (T), humidité (HR) et de la diffusion de particules par CFD.| File | Dimensione | Formato | |
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