Le traité technique du De diversis artibus de Théophile (fin du XIe-début XIIe siècle) présente les tesselles à feuille d’or parmi les produits les plus luxueux du monde byzantin, dont la technique de production est méconnue à l’auteur d’origine allemande, bien qu’expert des techniques du verre. Pendant le XIe-XIIe siècle d’après les sources les tesselles n’étaient produites qu’à Byzance et étaient précieuses au point d’être une partie du butin de guerre des croisades. L’attestation la plus tardive dans la littérature technique occidentale, qui pourrait témoigner de la permanence d’un savoir-faire local, est offerte par le Manuscrit de Lucques, traité technique de tradition byzantine et hellénistique rédigé à la fin du VIIIe siècle. Toutefois, même pendant l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge, les tesselles à feuille d’or sont des matériaux de la mosaïque luxueux et singuliers, utilisés dans les sols et dans les parois, dont le potentiel informatif n’a pas été vraiment exploité. Cet article vise à dresser l’état de la question sur le sujet de façon synthétique, dans un premier temps en reprenant les données analytiques publiées en collaboration avec M. Verità, et dans un deuxième temps en présentant de façon préliminaire trois cas d’études qui couvrent la chronologie du VIe-IXe siècle et intéressent l’empire byzantin (l’église de St. Philippe à Hiérapolis), le califat omeyyade (la mosquée des omeyyades à Damas) et l’empire carolingien (l’église d’Aix la Chapelle).
La production des tesselles dorées (VIe-IXe siècle). Cas d’étude des tesselles en vrac de Hiérapolis, Damas et Aix-la-Chapelle / Elisabetta Neri. - STAMPA. - 6:(2019), pp. 30-40.
La production des tesselles dorées (VIe-IXe siècle). Cas d’étude des tesselles en vrac de Hiérapolis, Damas et Aix-la-Chapelle
Elisabetta Neri
2019
Abstract
Le traité technique du De diversis artibus de Théophile (fin du XIe-début XIIe siècle) présente les tesselles à feuille d’or parmi les produits les plus luxueux du monde byzantin, dont la technique de production est méconnue à l’auteur d’origine allemande, bien qu’expert des techniques du verre. Pendant le XIe-XIIe siècle d’après les sources les tesselles n’étaient produites qu’à Byzance et étaient précieuses au point d’être une partie du butin de guerre des croisades. L’attestation la plus tardive dans la littérature technique occidentale, qui pourrait témoigner de la permanence d’un savoir-faire local, est offerte par le Manuscrit de Lucques, traité technique de tradition byzantine et hellénistique rédigé à la fin du VIIIe siècle. Toutefois, même pendant l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge, les tesselles à feuille d’or sont des matériaux de la mosaïque luxueux et singuliers, utilisés dans les sols et dans les parois, dont le potentiel informatif n’a pas été vraiment exploité. Cet article vise à dresser l’état de la question sur le sujet de façon synthétique, dans un premier temps en reprenant les données analytiques publiées en collaboration avec M. Verità, et dans un deuxième temps en présentant de façon préliminaire trois cas d’études qui couvrent la chronologie du VIe-IXe siècle et intéressent l’empire byzantin (l’église de St. Philippe à Hiérapolis), le califat omeyyade (la mosquée des omeyyades à Damas) et l’empire carolingien (l’église d’Aix la Chapelle).| File | Dimensione | Formato | |
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