Si la résilience est pour Boris Cyrulnik la « reprise d’un nouveau développement après un traumatisme », Henry Bauchau a été l’un des intellectuels majeurs qui n’ont pas cessé – suite à la thérapie psychanalytique – de chercher dans l’écriture et par l’écriture des formes de reconstruction et de réconciliation avec un passé marqué par l’expérience déchirante de l’engagement politique durant la seconde guerre mondiale. Une des figures au moyen desquelles l’écrivain – qui aborde l’Histoire principalement sous le voile du Mythe – parle de son vécu est celle de Prométhée. Ce personnage hante toute l’œuvre bauchalienne, de Gengis Khan (1955) et Géologie (1958) à Prométhée enchaîné (1998) en passant par La Sourde Oreille ou le rêve de Freud (1978) et Œdipe sur la route (1990). Dans cet article, nous nous pencherons sur les réinvestissements symboliques et sur l’évolution de la figure de Prométhée dans l’œuvre de Bauchau. Pour ce faire, nous dresserons d’abord un excursus des premières, courtes, épiphanies du titan grec dans les textes de l’écrivain belge. Ensuite, nous nous attacherons à analyser l’adaptation bauchalienne du Prométhée enchaîné d’Eschyle, œuvre entièrement consacrée au héros révolutionnaire. Ainsi, nous serons en mesure d’émettre quelques considérations sur la relation entre l’Histoire et le Mythe dans l’œuvre de Bauchau.
Parcours de résilience entre la Grèce ancienne et la modernité. Prométhée dans l'œuvre d'Henry Bauchau / De Bonis B. - STAMPA. - (2021), pp. 1105-1119.
Parcours de résilience entre la Grèce ancienne et la modernité. Prométhée dans l'œuvre d'Henry Bauchau
De Bonis B
2021
Abstract
Si la résilience est pour Boris Cyrulnik la « reprise d’un nouveau développement après un traumatisme », Henry Bauchau a été l’un des intellectuels majeurs qui n’ont pas cessé – suite à la thérapie psychanalytique – de chercher dans l’écriture et par l’écriture des formes de reconstruction et de réconciliation avec un passé marqué par l’expérience déchirante de l’engagement politique durant la seconde guerre mondiale. Une des figures au moyen desquelles l’écrivain – qui aborde l’Histoire principalement sous le voile du Mythe – parle de son vécu est celle de Prométhée. Ce personnage hante toute l’œuvre bauchalienne, de Gengis Khan (1955) et Géologie (1958) à Prométhée enchaîné (1998) en passant par La Sourde Oreille ou le rêve de Freud (1978) et Œdipe sur la route (1990). Dans cet article, nous nous pencherons sur les réinvestissements symboliques et sur l’évolution de la figure de Prométhée dans l’œuvre de Bauchau. Pour ce faire, nous dresserons d’abord un excursus des premières, courtes, épiphanies du titan grec dans les textes de l’écrivain belge. Ensuite, nous nous attacherons à analyser l’adaptation bauchalienne du Prométhée enchaîné d’Eschyle, œuvre entièrement consacrée au héros révolutionnaire. Ainsi, nous serons en mesure d’émettre quelques considérations sur la relation entre l’Histoire et le Mythe dans l’œuvre de Bauchau.| File | Dimensione | Formato | |
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