La parole dramaturgique de Michèle Fabien s’est épanouie au sein du Jeune théâtre. Première avant-garde belge, ce mouvement a contribué au renouvellement de la scène du Royaume. Ses revendications sont allées de pair avec celles des intellectuels de la belgitude qui ont lutté contre le rejet de la terre natale, pour la confrontation avec l’Histoire et l’autonomisation des lettres belges par rapport au paradigme culturel français. Au sein du Jeune théâtre, Fabien s’est avérée l’équivalent féminin des intellectuels de la belgitude. Dans son œuvre, elle a abordé l’Histoire sous le voile du mythe et traité la question de l’altérité à partir de la femme, en se penchant à maintes reprises sur la tragédie de Sophocle qu’elle a retravaillée à travers d’autres textes modernes. Dans cet article, nous examinerons comment la sensibilité contemporaine de Fabien lui a permis de découvrir les textes sophocléens sous un nouveau jour, afin d’émettre quelques considérations sur la relation entre l’Histoire et le Mythe dans son œuvre. Nous prendrons d’abord en considération Jocaste (1981), le monologue de la reine de Thèbes inspiré d’Œdipe roi. Puis, nous nous pencherons sur Atget & Berenice (1989) et sur l’adaptation théâtrale du roman d’Henry Bauchau Œdipe sur la route (1998) qui explorent la relation entre Œdipe et Antigone, dramatisée par Sophocle dans Œdipe à Colone. Enfin, nous analyserons Affabulazione (1988) et Déjanire (1995) dont l’hypotexte est Les Trachiniennes.
Michèle Fabien à l'ombre de Sophocle. Utopie et désenchantement d'une écriture féminine / De Bonis B. - STAMPA. - (2019), pp. 213-231.
Michèle Fabien à l'ombre de Sophocle. Utopie et désenchantement d'une écriture féminine
De Bonis B
2019
Abstract
La parole dramaturgique de Michèle Fabien s’est épanouie au sein du Jeune théâtre. Première avant-garde belge, ce mouvement a contribué au renouvellement de la scène du Royaume. Ses revendications sont allées de pair avec celles des intellectuels de la belgitude qui ont lutté contre le rejet de la terre natale, pour la confrontation avec l’Histoire et l’autonomisation des lettres belges par rapport au paradigme culturel français. Au sein du Jeune théâtre, Fabien s’est avérée l’équivalent féminin des intellectuels de la belgitude. Dans son œuvre, elle a abordé l’Histoire sous le voile du mythe et traité la question de l’altérité à partir de la femme, en se penchant à maintes reprises sur la tragédie de Sophocle qu’elle a retravaillée à travers d’autres textes modernes. Dans cet article, nous examinerons comment la sensibilité contemporaine de Fabien lui a permis de découvrir les textes sophocléens sous un nouveau jour, afin d’émettre quelques considérations sur la relation entre l’Histoire et le Mythe dans son œuvre. Nous prendrons d’abord en considération Jocaste (1981), le monologue de la reine de Thèbes inspiré d’Œdipe roi. Puis, nous nous pencherons sur Atget & Berenice (1989) et sur l’adaptation théâtrale du roman d’Henry Bauchau Œdipe sur la route (1998) qui explorent la relation entre Œdipe et Antigone, dramatisée par Sophocle dans Œdipe à Colone. Enfin, nous analyserons Affabulazione (1988) et Déjanire (1995) dont l’hypotexte est Les Trachiniennes.| File | Dimensione | Formato | |
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